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À quels défis le gouvernement indien a-t-il été confronté en tentant de mener une campagne de vaccination contre la COVID-19 basée sur une plate-forme numérique au milieu de la fracture numérique massive de l’Inde ?

Campagne de vaccination contre le COVID-19 dirigée par CoWIN en Inde

L’un des facteurs déterminants de l’ère des années 2020 a été la pandémie de COVID-19 causée par le nouveau virus SARS-CoV-2. Il a paralysé les systèmes de santé et les économies depuis mars 2020, avec pratiquement aucune phase de répit. Depuis janvier 2021, les gens du monde entier se font vacciner à des rythmes différents contre le virus COVID-19. Les gouvernements du monde entier se sont appuyés sur des solutions de santé numériques pour orchestrer les programmes de vaccination contre le COVID-19 dans leurs pays. En effet, nous vivons à l’ère numérique, où l’on s’appuie de plus en plus sur les technologies numériques pour fournir des services publics. Dans un tel scénario, les solutions de santé numériques peuvent s’avérer essentielles dans l’orchestration d’un programme de vaccination de masse. Par conséquent, la plupart des pays ont intensifié leurs outils numériques déjà existants ou en ont développé de nouveaux, plus spécifiques, dans le cadre de leur réponse à la pandémie.

Le gouvernement indien a également proposé une nouvelle plate-forme numérique, Covid Vaccine Intelligence Network (CoWIN), pour orchestrer sa campagne nationale de vaccination contre le COVID-19. Le Premier ministre indien a déployé CoWIN le 16 janvier 2021. Il a été ouvert et déployé par phases pour différentes catégories de personnes, principalement en fonction de la distinction des groupes d’âge. Initialement, l’inscription à la vaccination était obligatoire en ligne via CoWIN. Des dispositions pour les enregistrements hors ligne ont été progressivement intégrées au cours des six mois suivant le lancement.

L’exigence d’un enregistrement obligatoire sur CoWIN dans la phase initiale a mis en lumière la «fracture numérique» existante en Inde. Comme le 2èmend La vague de COVID-19 s’est emparée de la nation, créant l’urgence de se faire vacciner, la classe de personnes « numériquement intelligentes » a été vue se faire vacciner plus tôt que celles qui souffraient de « l’exclusion numérique ». Il en est résulté un retard apparent, de périodes variables, dans la vaccination des segments de la population numériquement défavorisés. Par conséquent, le plus grand défi sur la voie d’une utilisation uniforme et équitable de CoWIN dans la conduite de la vaccination COVID est considéré comme la fracture numérique qui existe en Inde.

Fracture numérique existante en Inde

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) définit la « fracture numérique » comme suit :

« Écart entre les individus, les ménages, les entreprises et les zones géographiques à différents niveaux socio-économiques concernant à la fois leurs possibilités d’accéder aux technologies de l’information et de la communication (« TIC ») et leur utilisation d’Internet pour une grande variété d’activités. »

La fracture numérique de l’Inde rend les segments défavorisés de la société beaucoup plus vulnérables aux inégalités et à la discrimination en matière de vaccination précoce et d’accès aux lieux et services publics. La fracture numérique en Inde est principalement enracinée dans son caractère socio-économique fondamental et son niveau de développement régional. Des facteurs tels que la fracture urbaine-rurale, l’éloignement des habitations, le statut socio-économique, le taux d’alphabétisation ; en particulier le statut de littératie numérique, la disponibilité d’infrastructures de soins de santé intelligentes, la disponibilité et l’abordabilité des gadgets numériques tels que les smartphones, l’accès sans fil et l’abonnement aux données sans fil, etc. jouent un rôle crucial dans la création de capacités numériques et la fracture numérique.

Lorsque l’on s’appuie sur une solution de santé numérique pour un programme de vaccination de masse, celle-ci doit être facilement et uniformément accessible à tous, quels que soient le sexe, la race, le revenu, l’alphabétisation, la situation géographique, le lieu de naissance ou le statut socio-économique – sans aucune discrimination , désavantage ou partialité – pour atteindre « pleinement » ses objectifs. Cela nécessite essentiellement un accès étendu aux téléphones portables et à Internet, ainsi qu’un niveau de littératie numérique et une capacité à utiliser de nouveaux outils. De même, une architecture technologiquement robuste de l’e-santé et de la connectivité est une nécessité pour atteindre les objectifs des outils de santé numérique ; également accessible et non discriminatoire.

Les leçons de l’Inde pour l’avenir

Dans une situation de fracture numérique importante comme celle de l’Inde, aucune politique de vaccination ne peut réussir à s’appuyer exclusivement sur un portail numérique pour atteindre son objectif de vaccination universelle. Il doit disposer d’un nombre suffisant d’ »options non numériques » et de mesures complémentaires en place dès les premières phases d’une campagne de vaccination basée sur une plate-forme numérique elle-même. Il s’agit de veiller à ce que chaque citoyen ait un accès facile et égal aux vaccins. Pour les futures campagnes de vaccination de masse, le gouvernement indien devrait garder à l’esprit la fracture numérique en Inde lors de la formulation de sa politique de vaccination.

Il convient de noter que des campagnes de vaccination physique ont été menées avec succès en Inde auparavant et dans la formulation de sa politique de vaccination contre le COVID-19. Le gouvernement indien a progressivement introduit des aspects tels que les vaccinations à domicile par les travailleurs de la santé dans la campagne de vaccination contre le COVID-19. Cependant, il aurait également pu s’appuyer sur les aspects de ces précédentes campagnes de vaccination pour intégrer l’enregistrement physique de la vaccination des personnes numériquement défavorisées dans sa politique de vaccination contre le COVID-19 dès la phase initiale elle-même.

La véritable mesure de l’inclusivité d’une plate-forme numérique réside dans sa capacité à intégrer les exclus en leur offrant la possibilité d’accéder à la plate-forme en utilisant une infrastructure hors ligne et des options non numériques qui aident à éliminer l’exclusion.

Par conséquent, il est essentiel qu’à l’avenir, le gouvernement indien adopte une approche fondée sur les droits lorsqu’il s’appuie sur les technologies numériques pour les services publics de prestation. Cela contribuera à garantir le respect des principes d’égalité et de non-discrimination lors de l’orchestration d’une campagne de vaccination de masse. Enfin, les outils numériques devraient disposer d’un mécanisme réactif de règlement des griefs et de retour d’information permettant aux citoyens d’enregistrer leurs difficultés et leurs griefs auprès des autorités concernées et d’obtenir des réponses et des réparations rapides.

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