Cela circule sur internet : L’avocat Salah Hamouri en voie d’être expulsé vers la France

Dans le cadre de notre vocation d’information, nous publions ci-dessous un post vu sur internet il y a quelques minutes. La thématique est «la justice».

Le titre (L’avocat Salah Hamouri en voie d’être expulsé vers la France) est sans ambages.

Identifié sous le nom «d’anonymat
», le journaliste est connu et fiable.

Il n’y a aucune raison de ne pas croire du sérieux de ces informations.

C’est un énième coup, peut-être le plus fatal, asséné par les autorités israéliennes à Salah Hamouri. Un de ceux qui franchissent un pas supplémentaire dans la privation de l’avocat franco-palestinien de ses droits, et qui créent un dangereux précédent pour des milliers de Palestiniens. Mercredi, les avocats de cette figure de proue de la lutte palestinienne pour les droits humains ont été prévenus oralement qu’il serait expulsé dimanche prochain vers la France. Tandis que le doute planait encore, sa femme, Elsa Lefort, indiquait hier à L’Orient-Le Jour que la ministre israélienne de l’Intérieur, Ayelet Shaked, avait confirmé la décision. « Nous devons nous battre contre le terrorisme à l’aide de tous les outils à notre disposition, a affirmé cette dernière. Il est inconcevable qu’un terroriste comme Hamouri bénéficie d’un statut de résident en Israël et je me félicite de l’annulation de ce statut et de son expulsion du territoire israélien. »

Sans aucune preuve à l’appui, Salah Hamouri est officiellement accusé par Israël d’être membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation marxiste dotée d’une branche armée et considérée comme terroriste par l’État hébreu et Washington. Il avait auparavant été emprisonné en Israël en 2005 pour sa participation présumée à la tentative d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef, fondateur du parti religieux israélien d’extrême droite Shass, puis libéré en 2011. En détention administrative depuis mars dernier, une procédure à la faveur de laquelle les autorités israéliennes sont en mesure de détenir des suspects des mois durant, sans inculpation ni procès, celle de Salah Hamouri a été prolongée à deux reprises en juin puis en septembre. Tandis que son ordre de détention administrative doit prendre fin dimanche prochain, Salah Hamouri pouvait être libéré ou risquait d’être à nouveau détenu ou expulsé de force vers la France. C’est cette dernière option que le ministère israélien de l’Intérieur a choisie.

Double symbole

« Salah Hamouri est un double symbole à travers ses combats pour les droits des Palestiniens, mais aussi à travers sa situation individuelle. Visé par une expulsion de sa terre natale, il subit en direct toute la machine administrative et judiciaire ayant pour but de faire de lui un exilé de son propre pays, de le priver de son droit de résidence à Jérusalem, et par extension de sa nationalité, souligne Nathalie Godard, directrice du Pôle Action à Amnesty International. C’est pour cette raison qu’il est la cible d’un tel acharnement. »

Né à Jérusalem-Est – partie de la ville annexée et occupée par l’État hébreu – d’une mère française et d’un père palestinien, ce trentenaire incarne la lutte contre la politique démographique d’Israël dans la Ville sainte, qui tente d’expulser de force les Arabes vers la Cisjordanie. Son cas illustre la précarité des statuts de résidence accordés aux Palestiniens, tandis que des milliers d’autres sont menacés de faire les frais de décisions similaires. Pour sa part, Salah Hamouri avait été informé en octobre 2021 de la révocation de son statut de résident permanent justifiée par une « rupture d’allégeance à l’État d’Israël ». « L’occupation a voulu contraindre Salah à faire un choix. Ta femme et ton enfant ne peuvent plus être là. Alors que vas-tu choisir : ta patrie ou ta famille ? » commentait à L’OLJ Elsa Lefort en juin dernier. Depuis 2016, elle est ciblée par une interdiction d’entrée sur le territoire, qui vise également les deux enfants du couple.

« Le système d’apartheid israélien repose notamment sur ce très complexe imbroglio administratif qui crée de très grandes difficultés pour les Palestiniens à résider dans leur pays et à s’y déplacer, poursuit Nathalie Godard. Beaucoup s’inquiètent donc aujourd’hui de la décision israélienne concernant Salah car le précédent pourrait concerner des milliers de Palestiniens ayant un statut de résidence à Jérusalem. »

Hier, le ministère français des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que l’avocat « doit pouvoir mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside, et son épouse et ses enfants doivent pouvoir s’y rendre pour le retrouver ». Et d’ajouter que « la France suit la situation (…) de très près et au plus haut niveau », précisant que le président Emmanuel Macron avait abordé le cas de Salah Hamouri au cours d’un échange téléphonique avec le Premier ministre israélien Yaïr Lapid. « La France doit pouvoir faire pression sur Israël pour empêcher que son ressortissant soit expulsé, mais on constate que ces prises de parole n’ont pas eu d’influence, indique Nathalie Godard.

Nous appelons toujours la France, et en particulier le président Macron, à s’exprimer publiquement et fortement sur ces questions-là. » Hier, lors de son audience d’expulsion, tandis que l’avocat franco-palestinien s’est vu refuser la permission d’avoir une représentation légale, le consul général de France à Tel-Aviv n’a pas été autorisé à y assister, selon Addammer, un groupe de défense des droits des prisonniers palestiniens pour lequel travaillait Salah Hamouri.

C’est un énième coup, peut-être le plus fatal, asséné par les autorités israéliennes à Salah Hamouri. Un de ceux qui franchissent un pas supplémentaire dans la privation de l’avocat franco-palestinien de ses droits, et qui créent un dangereux précédent pour des milliers de Palestiniens. Mercredi, les avocats de cette figure de proue de la lutte palestinienne pour les droits…

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Étude historique sur l’organisation de la justice dans l’antiquité et les temps modernes,Le livre .

L’égalité en matière pénale,(la couverture) .

Précis de droit pénal et de procédure pénale,Le livre . Ouvrage de référence.

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