Ca circule sur le web : Tribunal de Perpignan : interpellé seringue dans la veine sur le parvis de l’église

Fidèle à sa mission, ce blog va porter à votre connaissance un texte qui se propage sur le web. La thématique est «la justice».

Le titre (Tribunal de Perpignan : interpellé seringue dans la veine sur le parvis de l’église) parle de lui-même.

Identifié sous le nom «d’anonymat
», le journaliste est connu et fiable.

Les révélations communiquées sont en conséquence estimées valides.

Sachez que la date de publication est 2022-12-04 09:53:00.

Texte :

Les Misérables version XXIe siècle ou le parcours désenchanté de deux frères devenus délinquants face à la rudesse de l’errance.

« Comment en êtes-vous arrivé là ? La drogue, la délinquance ? »

« C’est la rue… »

En trois syllabes, le jeune prévenu a répondu à la question du juge et tout résumé. Il est SDF.

Ce 25 novembre, une patrouille de la police municipale aperçoit un jeune homme installé sur le parvis d’une église à Saint-Mathieu. Il s’injecte un produit dans le bras. Quand le fonctionnaire s’approche, il brandit la seringue et l’en menace.« Barrez-vous ! Vous me faites ch… » Il lâche la seringue mais s’empare d’une canette déchiquetée et tranchante. Le chien de son frère mord le policier au mollet. Un réflexe animal de défense du maître.

Le jeune contrevenant est interpellé et renvoyé devant ses juges.

Il se lève en soupirant à l’annonce de son dossier. Il reconnaît les faits. Oui, il s’injectait du subutex, un traitement de substitution à l’héroïne, détourné de ses fonctions médicales… Le juge réussit à l’amadouer et à lui faire livrer son parcours de vie : ballotté de foyers en foyers depuis la plus petite enfance, rejeté par sa mère, le père incarcéré, son refus d’aller en structure d’accueil en abandonnant son chien…

« On ne peut rester indifférent à son triste récit, entame Me Peltier en partie civile, mais les policiers ne pouvaient qu’intervenir. Ils ont été insultés, menacés, mordus… »

« Oui, sa détresse ne peut être un blanc-seing à son comportement, renchérit le procureur en requérant 6 mois de prison ferme.

« Il n’y a pas de salle de shoot à Perpignan, il avait besoin de son traitement, plaide Me Bonafos. Il vous l’a dit, il n’espère qu’une chose, c’est se stabiliser. Prononcez un sursis avec obligation de soin et de travail ».

Il est maintenu en détention pour 3 mois .

A lire sur un objet concordant:

Étude historique sur l’organisation de la justice dans l’antiquité et les temps modernes,Le livre . Ouvrage de référence.

La fonction réparatrice de la répression pénale,Clicker Ici .

Rendre (la) justice,Le livre .

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