A connaître cet éditorial : un projet « porteur de progrès et de justice sociale », selon Elisabeth Borne

Un fois de plus, ce blog va porter à votre connaissance un papier qui a été noté sur le web. La thématique est «la justice».

Le titre troublant (un projet « porteur de progrès et de justice sociale », selon Elisabeth Borne) est parlant.

Présenté sous le nom «d’anonymat
», l’auteur est reconnu comme quelqu’un de sérieux pour d’autres papiers qu’il a publiés sur internet.

Le post peut ainsi être pris au sérieux.

L’article a été diffusé à une date notée 2023-01-18 13:50:00.

Le projet de réforme des retraites est « porteur de progrès social », a répété Elisabeth Borne, à la veille de la première journée de grèves, lors d’une réunion publique organisée mercredi 18 janvier dans la soirée à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) par le député Renaissance Mathieu Lefèvre.

La première ministre n’était pas annoncée à ce rassemblement d’une centaine de personnes, venues sur inscription dans une salle du théâtre Antoine-Watteau, en présence du député de la circonscription, proche de Gérald Darmanin, et du ministre du travail, Olivier Dussopt. Un important dispositif de sécurité avait cependant été prévu. La grève contre la réforme des retraites et le report de l’âge légal à 64 ans s’annonce très suivie jeudi, notamment dans l’éducation et les transports, malgré les efforts du gouvernement et ses appels à éviter la paralysie.

« On n’engage pas une réforme des retraites à la légère. Je suis parfaitement consciente que c’est un sujet très délicat, très sensible, qui pose forcément beaucoup de questions à tous les Français », a déclaré Mme Borne à son arrivée. « On a eu à cœur, dans toutes les discussions qu’on a pu mener avec les organisations syndicales, les organisations patronales et tous les groupes parlementaires, d’avoir un projet de justice et un projet de progrès (…), porteur de progrès social », a-t-elle poursuivi.

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« Ne pas alourdir le coût du travail »

Interrogée sur l’âge de départ à 55 ans pour les handicapés, la cheffe du gouvernement a assuré qu’il resterait inchangé. « N’y avait-il pas d’autres moyens pour que ce soit moins brutal pour nous ? », a ensuite demandé une salariée, contrainte de travailler « un an de plus » si la réforme est adoptée en l’état. En réponse, Mme Borne s’est dite « déterminée [à] changer le regard que les entreprises portent sur les seniors », jugeant « extrêmement choquant qu’on ait plutôt des grands groupes qui ont en permanence des plans de départs volontaires dans lesquels, finalement, on fait partir les seniors ».

A un sapeur-pompier de Paris à la retraite qui lui demandait pourquoi il n’avait pas été possible d’inclure « d’autres sources de financement » que le report de l’âge légal et l’accélération de la réforme Touraine, la première ministre a répondu : « On a un cap qui est de ne pas alourdir le coût du travail », tout en faisant valoir un « rééquilibrage » de 1,7 milliard par « une hausse des cotisations employeurs », compensée par une baisse de cotisation sur la branche accidents du travail et maladies professionnelles. « L’employeur ne paie rien. Il retient seulement sur la valeur produite par son collaborateur », a rétorqué un membre de l’assistance.

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Un aiguilleur du ciel qui s’est présenté comme un « Marcheur de la première heure » a dit ne pas comprendre pourquoi demander à certains salariés « de cotiser quarante-quatre ans, alors qu’au bout de quarante-trois ans, je pense qu’ils ont fait le job ». Puisque le gouvernement sera « amené à faire probablement des concessions », « il me semble que ce serait la plus heureuse qu’on puisse prendre », a-t-il conclu.

« Dans le projet, personne ne devra travailler plus de quarante-quatre ans », a assuré Mme Borne, « on n’a jamais eu un système aussi protecteur pour les personnes qui ont commencé à travailler tôt » que celui que propose le gouvernement, a-t-elle argumenté. « Ces personnes qui ont commencé à travailler tôt, voire très tôt, demain pourront partir au minimum deux ans avant l’âge légal et jusqu’à six ans avant l’âge légal », contre « au mieux trois ans avant l’âge légal » dans les règles actuelles, a-t-elle ajouté.

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Le Monde avec AFP

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